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A la découverte d’Aïda
Article mis en ligne le 3 janvier 2017

par F. Kuszel

Cette année encore, pour compléter les connaissances des étudiants de BTS Design d’Espace impliqués dans le projet de la « Fabrique Opéra », le site du lycée Charles Péguy propose une présentation de l’œuvre abordée, Aïda de Verdi.


L’histoire de l’écriture et des premières représentations de cet opéra du compositeur italien Giuseppe Verdi (1813-1901) est particulièrement compliquée, faite d’hésitations d’ordre artistique, de contraintes liées au contexte géopolitique de l’époque et de retards multiples dus aux difficultés techniques de sa mise en scène... Pour simplifier, Verdi s’inspire d’un récit du célèbre égyptologue français Auguste Mariette, qu’il fait réécrire sous forme de livret d’opéra par Antonio Ghislanzoni et Camille du Locle. Terminée à la fin de 1870, l’œuvre est finalement créée au Caire devant Ismaïl Pacha, le khédive d’Egypte, le 24 décembre 1871 puis en février 1872 à la Scala de Milan.


 


L’opéra se divise en quatre actes
L’action se situe en Egypte à l’époque pharaonique, lors d’un conflit avec l’Ethiopie.



Acte 1 :
Radamès, capitaine des gardes du Pharaon, est secrètement amoureux d’une esclave éthiopienne, Aïda. Mais ce sentiment suscite l’inquiétude et la jalousie d’Amnéris, la fille du Pharaon. Ce dernier désigne son capitaine comme chef de l’armée qui part combattre l’Ethiopie. Restée seule, Aïda est partagée entre son amour pour Radamès et son patriotisme.


Acte 2 :
Lors d’une fastueuse cérémonie, Radamès revient vainqueur de la guerre, ce qui attise la rivalité entre les deux femmes éprises de lui. Parmi les prisonniers se trouve Amonastro, le souverain éthiopien mais aussi le père d’Aïda…Ceux-ci sont maintenus en captivité pour servir d’otages. C’est alors que le Pharaon décide d’offrir en mariage sa fille Amnéris au vainqueur des Ethiopiens, mais le cœur de ce dernier reste fidèle à Aïda.


Acte 3 :
Sur le bord du Nil, Aïda attend Radamès. Elle est surprise par son père qui veut prendre sa revanche contre les Egyptiens : ce dernier exige d’elle qu’elle use de son charme pour soutirer des secrets militaires à son amoureux. Aïda se soumet malgré elle aux ordres paternels et Radamès tombe dans le piège. C’est alors qu’Amneris les surprend et provoque leur arrestation. Pourtant Aïda et son père parviennent à fuir…



Acte 4 :
Dans le palais du Pharaon, Radamès est accusé de trahison. Il avoue son imprudence mais, au grand désespoir d’Amnéris, reste fidèle à l’amour qu’il éprouve pour Aïda. Il est condamné à être enterré vivant. La dernière scène de l’opéra offre aux spectateurs une vue sur deux parties superposées d’un temple : au fond de sa tombe, Radamès se préparant à une mort lente, est rejoint par Aïda qui s’effondre sans vie dans les bras de son amoureux ; au dessus, pendant que les prêtres entonnent un hymne funèbre, Amnéris implore les dieux en faveur de Radamès.



La mise en scène et les décors d’Aïda sont souvent « pharaoniques », comme ici au Stade de France


Cet opéra de Verdi est particulièrement célèbre pour certains « morceaux de bravoure » chantés par les protagonistes, qui restent dans l’oreille et la mémoire du public. On trouvera ci-dessous quelques propositions disponibles sur internet :


« Celeste Aïda » https://youtu.be/XP1vp_G9mLc Luciano Pavarotti/Maria Chiara, Orchestra del Theatro alla Scala, direction Lorin Maazel, 1986.
« Ritorna vincitor » https://youtu.be/G-W—M_VMIY Leontyne Price, Orchestra e Coro del Teatro dell’Opera di Roma, direction Oliviero de Fabritiis,1966
« O patria mia » https://youtu.be/IaV6sqFUTQ4&nbsp ; Leontyne Price fait ses adieux à la scène, Metropolitan Opera Orchestra, direction James Levine, 1985
« O, terra addio » https://youtu.be/Pp872-DIBQE Placido Domingo/Aprile Millo/Dolora Zajick, The Metropolitan Opera Chorus and Orchestra, direction James Levine, 1989.


Et bien sûr un morceau orchestral est resté particulièrement populaire : la marche victorieuse des troupes égyptiennes de l’acte II, avec les fameuses « trompettes d’Aïda » https://youtu.be/l3w4I-KElxQ The Metropolitan Opera Orchestra, direction James Levine, 1989.


On peut enfin signaler une version intégrale et très récente de l’opéra, avec des sous-titres en français, et une mise en scène décalée d’Olivier Py. Cette version a été enregistrée à l’Opéra-Bastille, le 16 novembre 2013 : Orchestre et Choeur de l’Opéra National de Paris, direction Philippe Jordan. https://youtu.be/jp2TgbZih7c


Certains enregistrements de l’opéra sont légendaires et entretiennent la popularité de l’œuvre jusqu’à nos jours :

 


Dossier réalisé par Serge Bouhnik,
professeur de français au lycée Charles Péguy d’Orléans