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Les 1res et terminales ABIBAC au théâtre d’Orléans
Article mis en ligne le 20 février 2018

par F. Kuszel

Le mercredi 21 février 2018, les élèves de 1re et de Terminale Abibac assisteront à la représentation au Théâtre d’Orléans de Nous sommes repus, mais pas repentis, une pièce inspirée d’une oeuvre de Thomas Bernhard Déjeuner chez Wittgenstein. Cette sortie s’inscrit dans le cadre du projet "Aux Arts, Lycéens".

 

Nous sommes repus mais pas repentis

Thomas Bernhard/Séverine Chavrier

Un homme et ses sœurs arpentent un sol jonché de vaisselle cassée. Entre mise en scène de soi et mise à l’épreuve de l’autre, ces trois êtres, tout de violence contenue et de rêves avortés, se débattent avec l’héritage familial et celui d’une vieille Europe hantée par la persistance plus ou moins camouflée des tentations fascisantes. Séverine Chavrier livre une version fracassante de la pièce de Thomas Bernhard, Déjeuner chez Wittgenstein, dans un spectacle tout de bruit et de fureur, un « repas à coups de marteau » où il ne s’agit pas de recoller les morceaux mais bien de les briser encore, avec une véhémence noire qui n’exclut pas l’humour, bien au contraire.
Dans la grande demeure familiale, deux sœurs s’affairent. Après un séjour en hôpital psychiatrique, leur frère est de retour. Le trio se retrouve à l’occasion d’un déjeuner. Au menu : frustration, âpreté et mélancolie de celles qui se rêvent comédiennes, et folie érudite, brillante mais tyrannique, de celui qui entend lutter contre l’abrutissement général. L’heure est aux confrontations douces-amères, saupoudrées d’un soupçon d’hystérie… À table !


Rudoyante, la langue de Thomas Bernhard vocifère, persécute. Elle s’en prend avant tout à l’Autriche, à sa bourgeoisie, à ses institutions. Mais l’Europe n’est pas en reste. En ligne de mire : son penchant fasciste. Collage des soliloques les plus célèbres de l’auteur, Nous sommes repus mais pas repentis fait entrer les œuvres en collision. Dans un espace jonché de vaisselle cassée, pris au piège de leur existence, les personnages tentent de résister à l’agonie. Entre leurs quatre murs, le tourment est roi, et l’humour grinçant.

Durée : 2h35
Avec Marie Bos, Séverine Chavrier, Laurent Papot
Et la participation d’éléves du Conservatoire de Musique
Conception Séverine Chavrier
D’après Déjeuner chez Wittgenstein de Thomas Bernhard (traduction de Michel Nebenzahl) 
Scénographie Benjamin Hautin
Dramaturgie Benjamin Chavrier
Lumière Patrick Riou 
Son Frédéric Morier
Vidéo Jérôme Vernez
Assistanat à la mise en scène Maëlle Dequiedt
Assistanat Scénographie Louise Sari
Construction du décor Atelier du Théâtre de Vidy